Facteurs de risque de transmission de la maladie à virus Ebola ou Marburg

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Cette analyse conclut que la transmission du filovirus est peu probable autrement que par contact étroit, en particulier aux stades les plus avancés de la maladie directe. Il est toutefois nécessaire de poursuivre les recherches, et il pourra s’avérer important de déterminer les facteurs de risque propres aux milieux urbains.

Cette analyse systématique a recherché dans la littérature tous les facteurs de risque de la propagation du filovirus, y compris du virus Ebola, qui ont été isolés et quantifiés. Des articles dans lesquels seule une opinion était exprimée (observation anecdotique) ont été retenus, même si la preuve ne satisfaisait pas les critères épidémiologiques habituels. En tout, 55 articles ont été choisis pour analyse intégrale du texte, et 31 articles sur tous les filovirus africains ont été retenus pour l’analyse finale, pour laquelle une extraction de données a été effectuée. Cette analyse est résumée sous forme narrative avec méta-analyse partielle.

Des données tirées d’études sur les maladies menées de 1987 à 2015 ont été utilisées. Celles qui portaient sur le virus Ebola étaient anecdotiques dans leur très vaste majorité. Les données comprenaient des rapports de probabilité, de risque et de prévalence portant sur diverses transitions du filovirus, mais les infections à filovirus y étaient traitées dans leur globalité. Les études n’ont décelé aucune preuve que les facteurs du risque de transmission interhumaine de la MVE sont différents de ceux de la maladie de Marburg.

Sur la maladie à virus Ebola, les conclusions montrent, d’une part, qu’un cas de propagation rapide de la maladie, survenu en 1976 dans le cadre d’un programme de vaccination, a été imputé directement à des pratiques dangereuses de partage d’aiguilles, et que, d’autre part, contrairement à d’autres informations sur le filovirus, il n’est pas confirmé que les enfants sont moins susceptibles d’être infectés, ni qu’ils ont de meilleures chances de survie. Un cas confirmé d’infection sans contact direct a été relevé. Une personne a dormi dans une couverture précédemment utilisée par son frère, récemment décédé des suites du virus Ebola.

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