Introduction tardive de l’alimentation entérale progressive pour prévenir l’entérocolite nécrosante chez les nouveau-nés de très faible poids de naissance

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Des essais contrôlés avec répartition aléatoire (ECRA) suggèrent que l’introduction tardive d’une alimentation progressive au-delà de quatre jours après la naissance n’est pas associée à un risque accru d’entérocolite nécrosante chez les nourrissons très prématurés, de très faible poids de naissance et les nourrissons à croissance limitée. Cependant, retarder l’introduction d’une alimentation entérale progressive entraîne un retard dans la mise en place d’une alimentation entérale pleine, bien que la portée clinique de cet effet soit encore incertaine. 

L’introduction d’une alimentation par voie entérale chez les nouveau-nés très prématurés (<32 semaines) ou de très faible poids de naissance (<1500 g) est souvent retardée de quelques jours ou plus après la naissance par crainte que l’introduction précoce ne soit tolérée et n’accroisse le risque d’entérocolite nécrosante.  Cependant, le report de l’alimentation par voie entérale pourrait diminuer l’adaptation fonctionnelle du tractus gastro-intestinal et prolonger ainsi le besoin d’alimentation parentérale avec les risques infectieux et métaboliques associés. Le but de cette revue était de déterminer l’effet de l’introduction tardive de la nutrition entérale progressive sur l’incidence de l’entérocolite nécrosante, de la mortalité et d’autres morbidités chez les nouveau-nés très prématurés ou de très faible poids de naissance.

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