L’efficacité des interventions pour traiter la malnutrition aiguë sévère chez les jeunes enfants

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Il est nécessaire de poursuivre les recherches sur la plupart des aspects de la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère (MAS) chez les enfants de moins de 5 ans, notamment sur la réanimation volémique intraveineuse, la prise en charge de sous-groupes (à l’exemple des nourrissons de moins de 6 mois, des nourrissons et enfants séropositifs atteints de MAS) et l’utilisation d’antibiotiques.

La MAS peut survenir suite à une pénurie alimentaire soudaine et entraîner une perte de graisse corporelle et de masse musculaire squelettique. Jusqu’à présent, les différentes formes d’intervention et de traitement de la MAS continuent d’entraîner des taux élevés de mortalité et de morbidité. Le présent examen visait à évaluer l’efficacité des interventions visant à traiter la MAS chez les enfants de moins de 5 ans. Soixante-quatorze articles ont été inclus pour examen et leur qualité a été évaluée et vérifiée par deux chercheurs. Les résultats ont montré que la solution de réhydratation orale hypo-osmolaire (SRO-H) profitait aux enfants souffrant de diarrhée aiguë, comparée à la solution de réhydratation orale standard de l’Organisation mondiale de la santé (OMS-SRO) et aucune différence significative n’a été observée entre les résultats de l’utilisation de la solution de réhydratation pour la malnutrition (ReSoMal) et de l’OMS-SRO. Les SRO à base de riz étaient plus bénéfiques que les SRO à base de glucose. L’utilisation conjointe de l’OMS-SRO et du zinc a eu des résultats favorables sur le traitement de la diarrhée. Lors du traitement de la diarrhée persistante chez les enfants, aucun effet significatif sur la guérison n’a été constaté pour l’amoxicilline ni pour la ceftriaxone comparée à la non-administration d’antibiotiques. Le traitement hospitalier de la MAS était a été aussi efficace que le traitement à domicile ou dans d’autres contextes. Plusieurs essais cliniques ont permis d’évaluer les effets du zinc sur le traitement de la MAS, mais aucune conclusion ferme n’a été tirée. Peu de données ont été obtenues quant à la supplémentation en potassium ou en acide nicotinique et en nucléotides. Aucune donnée probante n’a été relevée sur le traitement des enfants séropositifs atteints de MAS ni pour la MAS chez les nourrissons de moins de 6 mois. Aucune preuve n’a été trouvée sur la survie à long terme, les taux de réadmission, l’efficacité clinique des stratégies de prise en charge des enfants présentant des comorbidités et sur la viabilité du programme. Les questions clés ont été classées par ordre de priorité en fonction d’une étude Delphi et ne couvraient pas tous les aspects de la gestion de la MAS.

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