Les incidences sanitaires du contrôle réduit que les femmes ont sur leur espace de vie

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Dans l’ensemble, les données suggèrent que le contrôle réduit ou l’autonomie réduite des femmes (par exemple le manque de liberté de mouvements à l’extérieur du foyer, le manque d’autorité pour accéder aux soins des enfants malades) est associé à une santé mentale et physique plus réduite pour les femmes et à une morbidité et une mortalité plus élevées de leurs enfants après ajustement de leurs conditions socio-économiques.

Un examen systématique des études menées par observation sur les incidences sanitaires du contrôle réduit ou de l’autonomie réduite des femmes sur leur espace de vie au sein de sociétés qui présentent une discrimination de genre avérée et des préjugés sexistes a été réalisé.  Trente études menées par observation de la qualité méthodologique variable ont été incluses. Des études actuelles sur les incidences du contrôle sur la santé dans l’espace de vie sont moins bien développées et disparates que dans le milieu de travail formel. Le «milieu de vie» est défini par les auteurs comme les familles, les communautés et les sociétés dans lesquelles les gens vivent et se déplacent au quotidien. Les théories sur la santé de la population suggèrent que le manque de contrôle et l’autonomie étroitement circonscrite dans le milieu de vie peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des femmes et sur la survie de leurs enfants. Un pas entre le contrôle  réduit ou l’autonomie limitée des femmes et la santé se situe à travers l’accès limité aux principaux déterminants sanitaires qui comprend le contrôle limité à l’accès aux services de santé préventifs et curatifs, à l’éducation et à l’emploi rémunéré, à l’alimentation et la nutrition, à la fertilité et aux droits en matière de procréation; réciproquement, réduire l’accès aux déterminants sanitaires peut entraîner des problèmes sanitaire, notamment à des niveaux plus élevés d’anxiété et de dépression, de malnutrition, de risques pour la santé découlant d’un plus grand nombre de grossesses et d’accouchements. La survie des enfants des femmes peut être affectée parce qu’elles ne sont pas autorisées à conduire un enfant malade à l’hôpital ou à se faire vacciner ou à bénéficier d’autres procédures préventives. En outre, dans les sociétés où la naissance des garçons est privilégiée, les taux de survie des femmes peuvent subir des effets de mécanismes tels que la maltraitance ou l’infanticide perpétré sur les nourrissons filles et, au cours des dernières décennies, subir les conséquences des techniques de détermination et de sélection du sexe qui sont devenues largement répandues ainsi que celle de l’avortement sélectif en fonction du sexe. Bien que l’autonomie des femmes dans le milieu de vie soit généralement limitée au sein de cultures où la discrimination entre les sexes est importante, il existe toujours des différences entre les familles et les communautés quant au degré de liberté de décision des femmes qui concernent les principaux déterminants sanitaires. Cette variation permet à la recherche de faire des comparaisons entre les femmes ayant un niveau de contrôle relativement réduit et celles qui ont un niveau de contrôle élevé. D’autres études sont indispensables pour démêler et comprendre les voies entre le contrôle réduit et les résultats sanitaires dans des contextes de discrimination sexuelle avérée. L’examen souligne également le besoin pressant d’études plus importantes et longitudinales de meilleure qualité à l’avenir.

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