L’état de stresse post-traumatique probable chez intervenants et civils en raison de leur exposition au désastre du World Trade Center : une méta-analyse

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L’état de stress post-traumatique (ESPT) probable se distingue comme l’un des principaux syndromes qui semble avoir subsisté dans la région métropolitaine de New York pendant la décennie suivant le désastre du World Trade Center (WTC). L’hypothèse selon laquelle le risque d’ESPT serait plus élevé chez les intervenants que chez les civils ne serait pas invraisemblable. Les variations du risque d’ESPT sont attribuables aux différents degrés d’exposition et aux diverses cohortes, ainsi qu’à d’autres facteurs, tels que les sources de données, les outils/critères d’évaluation d’ESPT et le temps écoulé depuis le 11 septembre 2001. Par ailleurs, étant donné que toutes les évaluations auxquelles font référence ces études sont issues de l’autoévaluation et non du diagnostic clinique, nous parlerons dans cette étude d’ESPT « probable ». Les résultats des données regroupées de dix études primaires portant sur les civils uniquement, sur les intervenants uniquement ou sur une population mixte permettent de conclure à toute une gamme de corrélations. À titre d’exemple, les associations entre l’exposition et l’ESPT probable ont été plus faibles chez les intervenants que chez les civils. De plus, cette différence est plus prononcée dans les cas où l’exposition était physique que dans ceux où elle était psychosociale. D’une part, les intervenants ont dû travailler dans les conditions les plus dangereuses qu’ils avaient connues, et ce, potentiellement sous un stress physique et psychologique accru.

D’autre part, le désastre du World Trade Center (WTC) du 11 septembre 2001 (9/11) constitue un événement traumatisant sans précédent pour les civils et les intervenants de la région métropolitaine de New York et même ailleurs. Cette étude a pour objet d’effectuer une méta-analyse des études en lien avec le WTC afin d’évaluer et de comparer le risque d’ESPT probable relié à des degrés d’exposition spécifiques chez des adultes dans le grand New York. Elle vérifie également si les divergences d’aspect entre les études, telles que la classification des degrés d’exposition et les types de cohorte, ont un impact sur l’évaluation du risque d’ESPT. Bien que l’étude démontre des associations positives significatives entre l’exposition aux événements du WTC et l’ESPT probable, il demeure nécessaire de procéder à des études primaires de haute qualité en utilisant des techniques de surveillance psychosociale, telles que des questionnaires pouvant distinguer entre la nature et la gravité des types d’exposition. De surcroît, les études futures sur les intervenants et les civils exposés aux événements du WTC devraient offrir une analyse plus approfondie des impacts de cette exposition et de ses conséquences psychologiques. Ainsi, les méta-analyses des effets à long-terme pourront englober une plus vaste gamme d’études pour développer et modifier des plans d’intervention et de rétablissement et, ainsi, améliorer la préparation aux désastres et mitiger les conséquences de ceux-ci.

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