Soins fondés sur des données probantes pour les demandeurs d’asile et les réfugiés kurdes, irakiens et syriens issus de la guerre civile syrienne : une revue systématique

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Un soutien efficace aux réfugiés syriens arrivant au Canada présuppose la disponibilité d’une aide psychologique adéquate fondée sur des données probantes. Ainsi, la prestation de services psychologiques ne devrait pas dépendre d’un diagnostic d’ESPT ou de la présence de troubles psychiatriques connexes (ex., la dépression). Au contraire, la disponibilité de soutien pour tout réfugié qui le demande, y compris ceux qui ne présentent que des symptômes sous-liminaires, pourrait faciliter l’ajustement de personnes qui éprouveraient des difficultés d’intégration dans leur communauté d’accueil et d’adaptation aux changements socioculturels anticipés.

Les données sont suffisantes pour justifier l’utilisation des contrôles  Harvard Trauma Questionnaire (HTQ), Hopkins Symptom Cheklist-25 (HSCL-25) et Post Migrational Living Difficulties (PMLD) afin d’écarter les non-cas d’état de stress post-traumatique (ESPT). Ensuite, on saurait utiliser l’échelle de l’ESPT administrée par le clinicien (CAPS) afin de diagnostiquer l’ESPT chez des réfugiés irakiens, kurdes et syriens au Canada. La thérapie par exposition à la narration (NET) est le traitement psychologique ayant les résultats les plus probants au sein de cette population. Cette revue systématique dresse un bilan de la fréquence des mesures d’évaluation, des traitements et des biomarqueurs utilisés dans le diagnostic et le traitement de l’ESPT chez les réfugiés irakiens, kurdes et syriens. Par ailleurs, il est recommandé de poursuivre les recherches sur les biomarqueurs comme moyen d’améliorer et d’objectiver l’évaluation psychologique et le traitement de l’ESPT chez les populations réfugiées au Canada.

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