Une revue systématique de l’efficacité des interventions favorisant la santé mentale des plus jeunes dans les pays à revenu faible et intermédiaire 

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Les interventions favorisant la santé mentale des jeunes peuvent être mises en œuvre efficacement dans les milieux scolaires et communautaires des pays à revenu intermédiaire (PRFM), grâce aux preuves (classées comme assez convaincantes ou très convaincantes) de leur impact sur les résultats positifs et négatifs en matière de santé mentale. Les résultats des interventions en milieu scolaire ont indiqué que les programmes scolaires mis en œuvre dans divers PRFI peuvent avoir des effets positifs importants sur le bien-être émotionnel et comportemental des élèves, incluant la réduction de la dépression et de l’anxiété et l’amélioration des capacités d’adaptation. De plus, les données provenant des interventions communautaires ont suggéré des résultats prometteurs concernant le potentiel des interventions à composantes multiples d’avoir un impact sur la santé mentale et le bien-être social des jeunes.

La santé mentale est essentielle à la santé générale et au bien-être, et influence les résultats sociaux et économiques tout au long de la vie. La mauvaise santé mentale durant l’enfance est associée à des problèmes sociaux et de santé tels que l’échec scolaire, la délinquance et la toxicomanie, et augmente le risque de pauvreté et d’autres conséquences néfastes à l’âge adulte. Le but de cette revue systématique était de synthétiser les preuves concernant l’efficacité des interventions favorisant la santé mentale chez les jeunes âgés de 6 à 18 ans dans les PRFI, ainsi que d’identifier les lacunes dans les preuves existantes en soulignant les domaines dans lesquels un approfondissement des recherches est nécessaire. Les résultats de l’étude indiquent que des interventions favorisant la santé mentale des jeunes peuvent être mises en œuvre efficacement dans les milieux scolaires et communautaires des PRFI, puisque l’on connait (par des preuves modérées à fortes) leurs impacts positifs et négatifs sur la santé mentale. Cependant, il y a un manque de données concernant les interventions chez les jeunes enfants dans les écoles primaires des PRFM, et un besoin urgent d’études sérieuses à modèles longitudinaux pour renforcer les données d’informations dans ce domaine. En outre, les résultats prometteurs des études évaluant les interventions communautaires à plusieurs composantes (ex: santé sexuelle et émotionnelle des jeunes, prévention du VIH, prévention de la violence, toxicomanie, etc.) soulignent la nécessité de déterminer leur impact à plus long terme.

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